Le Plan stratégique intégré d’urgence a permis la stabilisation du nombre de tués
21st novembre, 2009
Le premier plan stratégique intégré d’urgence (PSIU), adopté par le Maroc, a globalement réalisé l’objectif de stabilisation du nombre de tués dans les accidents de la route, a indiqué le ministre de l’Equipement et des Transports, M. Karim Ghellab.
Ce nombre croissait régulièrement d’environ 5 pc par an, une tendance qui s’est inversée dès la 2-ème année du PSIU. Le nombre des tués est passé de 3.878 en 2003 à 3.617 victimes en 2005 et malgré la reprise de croissance, il est resté inférieur à celui de 2003, a précisé le ministre, qui représente le Maroc à la 1ère conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière, qui se tient les 19 et 20 novembre à Moscou.
« Nous plaçons aujourd’hui tous nos espoirs de prévention dans le projet de code de la route » actuellement en cours de discussion et d’approbation par la chambre des
Conseillers, après avoir été approuvé par la Chambre des représentants, a-t-il dit, précisant que « le projet se veut organisationnel et incitatif au changement de comportements d’abord, avant d’être un moyen coercitif et répressif contre les délinquants et les récidivistes des infractions ».
M. Ghellab, qui conduit la délégation marocaine, a participé activement aux travaux de cette première rencontre internationale sur la sécurité routière et a échangé avec les chefs de délégations, les responsables et décideurs présents, ainsi que ses homologues, notamment africains.
Les travaux de cette conférence ont été sanctionnés par l’adoption de la « Déclaration de Moscou », dans laquelle les participants appellent l’Assemblée générale des Nations-Unies à déclarer la décennie 2011-2020 « Décennie d’action pour la sécurité routière » afin de stabiliser puis abaisser le nombre prévu de décès sur les routes dans le monde.
Ils ont, de même, invité la communauté internationale des donateurs à apporter un financement supplémentaire en faveur des investissements mondiaux, régionaux et nationaux pour la sécurité routière, en particulier les pays à revenu faible ou intermédiaire.
En outre, les conférenciers ont notamment décidé d’évaluer les progrès accomplis cinq ans après la première Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière, d’encourager l’application des recommandations figurant dans le Rapport mondial sur la prévention des traumatismes dus aux accidents de la circulation, de fixer des objectifs nationaux ambitieux et réalistes en matière de réduction du nombre de victimes de la route, clairement reliés à des investissements planifiés et des initiatives politiques et de mobiliser les ressources nécessaires pour une mise en oeuvre efficace et durable et des systèmes sûrs.
Des résolutions sur l’harmonisation des réglementations en matière de sécurité routière et de sécurité des véhicules et des bonnes pratiques par l’application des résolutions et des instruments des Nations-Unies et l’amélioration de la sécurité routière dans le cadre professionnel en adoptant les meilleures pratiques de gestion des parcs de véhicules à usage professionnel, ont également été adoptées.
Organisée conjointement par le ministère russe de l’Intérieur, l’ONU, l’Organisation Mondiale de la Santé, la Banque Mondiale et la Fondation FIA pour l’automobile et la société, avec la participation de l’Union Européenne, cette rencontre internationale s’est tenue sous le thème fédérateur « Il est temps d’agir ».
Quelque 1.200 participants venus de plus de 150 pays représentant les différents continents, dont une soixantaine de ministres des Transports (France, USA, Nouvelle Zélande, Italie, Espagneà ), ont pris part à ces travaux.
MAP
catégories: Maroc




